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La ville la nuit ::: Jean Ambrois Vesac
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Pour faire le point après plus de 6 mois de pause, le retour au projet La ville la nuit (vn) est une redécouverte. Durant ce temps, j’ai amélioré mes outils et mes sentiments ont changé. Le contexte hivernal ne se prête pas bien au rôle de doublure de la chaude sueur d’été. L’intériorité froide m’amène à devenir plus intellectuel et structurant. J’identifie deux objectifs : améliorer la musique et refaire des images en utilisant un mélange des techniques précédemment découvertes. Le système de diffusion ayant considérablement changé de taille et de puissance, la présence simple de la matière ne suffit plus à provoquer l’expérience. Il faut maintenant guider l’attention et donner des indices narratifs. Dans un sens, le projet doit être moins spectaculaire et plus cinématographique. Il doit marier une bonne profondeur visuelle à des mouvements dynamiques dirigés vers le lointain. Le son doit être distribué dans l’espace de manière non uniforme afin de s’ériger en paysage sonore.

Ma pratique artistique s’enrichit de mon questionnement sur la réalité. La valeur et la représentation de la réalité sont pour moi les sources socio-cognitives dont je me sers pour composer. Certains éléments de la théorie de la physique quantique, comme je les comprends, m’inspirent. Je me sers de cette conception du temps et de l’espace comme structure narrative. Voici quelques éléments constituant l’ontologie de La ville la nuit :

  • Il n’y a ni origine ni fin.
  • Le temps est un facteur actif dans la transformation de la matière.
  • Les différents états de celle-ci sont captifs dans les nano grains temporels.
  • Les sentiments sont une condition de l’évolution de la matière.
  • La vie est un phénomène historique qui permet à la matière de s’auto-créer dans un processus évolutif.
  • Il n’y a pas de contraire mais des moments différés.
  • La répétition de l’histoire permet au temps d’exister dans notre conscience.
  • L’oubli progressif assure la transition entre les moments différents.
  • Nous sommes à la recherche d’équilibre afin de le rejeter.
  • Mon corps est fantasme et c’est à travers lui que je prends contact avec le monde.
  • Nous sommes le pire et le meilleur

Le traitement sonore de la partie rythmique a été composé avec un programme construit avec MAX/MSP sur 8 canaux. La spatialisation d’échantillons sonores triturés par la volonté de répartir le déroulement sonore dans l’espace. J’explore le lien entre la temporalité de la phrase musicale et sa diffusion dans l’espace. La dissémination de grain sonore efface les repères d’origine et de direction.

J’y ajoute 4 pistes stéréos regroupées en 2 paires d’éléments sonores musicaux. La musique est ambiante, non beaté, à l’exception d’un passage rock qui parle de mes émotions, car c’est la sensibilité et la fougue humaines que je mets en scène par un jeu de contrastes.

Le traitement vidéo utilise mon logiciel MVL pour donner un aspect graphique à l’image. La représentation appelée figurative émerge du brouillon. Le bruit est harnaché par la géométrie. Les lignes de force creusent, plient et forment la matière et la forme. Les représentations figuratives et abstraites s’entremêlent. C’est au carrefour de l’art concret et du pop que j’essaie de tisser mon discours. C’est là que j’invite le visiteur à comprendre.

Dans mes vidéos, la même personne fait des actions simultanées à des endroits différents d’un même lieu. Les temps de l’histoire se confondent. Seule l’intention du personnage se comprend : la recherche d’évasion, d’instantanéité et la soif d’instinct. Je présente le portrait d’une femme aux sentiments ambigus, dans une ville esquissée. Elle vit l’histoire insaisissable de sa nature.

Performance : Marina Eva

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